comment Mulhouse s’est trouvé un public.

Article du DNA le 22 octobre 2014

Effervescence naissante

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Quand les plus jeunes encouragent les « grands » du MWP.

 

Depuis qu’il évolue à la piscine de l’Illberg, le club de Mulhouse a gagné en public, remplissant même davantage que certains clubs professionnels de France. Et il en est le premier étonné.

FANFARE A GAUCHE, applaudissements à droite. Ce samedi soir, les tribunes de l’Ilberg vibrent au rythme du match. Pendant que l’équipe de Moulins, les plus jeunes encouragent, agitent les drapeaux aux couleurs de la cité Bollwerk dans tout les sens. Les moins jeunes crient, râlent, s’emportent parfois, passionnés par la moindre action. Sur les 600 places assises le long du bassin, peu sont encore inoccupées.

400 personnes au compteur

En deux  saisons et un « déménagement » de la piscine des jonquilles à celle de l’Illberg, le public du MWP n’a cessé de croître. Le club en est d’ailleurs le premier étonné. On a eu droit à des compliments de la part des équipes adverses. Le water-polo est une discipline agréable à regarder, à croire que l’on devient enfin un club attractif, s’amuse Ludovic Bavière, son président. Passé la surprise de savoir qu’avec 400 spectateurs recensés, samedi soir, Mulhouse réunit plus que la plupart des grands de France (excepté Marseille,Montpellier,Nice et parfois Strasbourg), les raisons de cette embellie ne datent pas d’hier. Vous en voyez beaucoup, des barbecues de fin de saison ou se réunissent 150 personnes ? questionne François Klein, ancien entraineur de l’équipe. Devant l’affluence grandissante, lui a sa petite idée. Il y a bien sûr le niveau de jeu qui compte, avec la montée en National1, le travail de longue haleine mené par les dirigeants. Grâce à la confiance de la Ville, on  a gagné en espace de jeu (L’Illberg), en créneaux d’entraînement. Et puis, les gens  qui sont là connaissent tous un poloïste, détaille-t-il. Amis et parents de joueurs, anciens coéquipiers, anciens coachs, curieux de Mulhouse… Certains ne connaissent pas encore les règles ni les noms de chacun Il es tpas le 11, glisse une voisine en parlant d’Anthony Oudin.

Cela pousse à s’investir davantage

J’ai même des collègues de Colmar qui viennent nous voir, note Thierry Estèbe, responsable technique et entraîneur des tout jeunes. S’il y a plus de monde en tribune que dans l’eau, c’est aussi, selon lui, parce que le club s’est renforcé par la base, avec davantage de jeunes (la centaine a été dépassée cette année). Multipliant, au passage, par deux ou trois le nombre de parents susceptibles de venir assister à un match. Entre les résultats, l’ambiance au club, il y a eu un effet boule de neige attirant,  entretenu par les réseaux sociaux. Attirant, c’est le mot. Après un passage à l’Olympic de Nice, Nicolas Estèbe est revenu vers son club formateur. Il y a plus de bénévoles, les partenaires sont aussi plus nombreux (Clemesy, le marchand de vin Henne…) Cela pousse à s’investir davantage. c’était vivant deux samedis de suite, les personnes reviennent… Ludovic Bavière voit déjà plus lion: avoir une piscine pleine d’ici la fin de la saison.

P.GZ